Une pensée qui cherche le soleil

 

 

Beyrouth le : 30-1-2007
by: Elie-Cedric Ashkar

                      Je lis la France de Robespierre, et la révolution contre la tyranie du monarche pour une vie de liberté dans la république. Je lis les Etats-Unis, et le peuple qui a décidé l’indépendance menant ainsi les dragons rouges a la mer. Je lis Cuba ou le Sénégale ou la Guinée ; beaucoup d’autres. Je lis bien la souveraineté d’une liberté gagnée par le sang des individus et le désir d’un rêve qui cherche la liberté.

Je sens chaque jour la tourmente des personnes qui me croisent dans la rue, je vois bien dans leurs yeux le désir caché d’une vie meilleure, calme, prospère.

Je vois dans leurs yeux un Liban tout vert, glorieux, éclairé par le soleil de la paix loin des foutèses orgueilleuses. Je cris de leurs cœurs le son de mes sentiments bien cachés, sous l’épaisse carapasse de misère, de peur et de solitude.

Une peur nourrit pendant des jours, des mois, des années.

L’angoisse d’une parole, d’un mot qui coute chèr.

Je me réveillais souvent sous les échos des cris qui cherchaient la liberté, pour m’endormir sous le son du silence, brisé a quelques intervalles par léclat d’une larme. Celle de la mère qui vient de perdre son fils ou sa fille ; celle d’une femme qui cherche un amour évanoui ; celle d’un enfant qui regarde le sourir d’un  père ou d’une mère, mais ne le voit jamais.

Après la parole se transforma en une pensée pérsécutée, qui commenca a se cacher dans l’abysse des esprits. Et se fut alors le temps des spectres.

Les spectres qui rodent la terre évidée d’un peuple.

Un peuple qui n’existe guère, qui n’y est plus.

N’est-il temps que l’abysse regarde a son tour?  Projetant ainsi le souvenir caché d’une révolution, celle des esprits, des pensées ; celle de l’histoire.

Celle des gens qui dans le froid et la solitude, pendant des jours et des nuits, parmis des roches érodées de persévérence ; combattaient le surnombre d’un envahisseur qui sème la mort.

Je pense qu’il est bien le temps de transformer le sombre funèbre de l’abysse en un jour de soleil angélique.                                                                      

The articles published on this site represent the opinion of their writers and not the opinion of the webmasters.